Au coin de l'âtre

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 "Regardez mon oeuvre, ô vous, puissants de ce monde..."

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Hypérion
Amoureux des mots


Nombre de messages : 16
Date d'inscription : 17/01/2006

MessageSujet: "Regardez mon oeuvre, ô vous, puissants de ce monde..."   Ven 25 Mar - 4:08

Voila, ca faisait une paye que j'étais pas passé faire un petit coucou ma foi. Alors qu'il est très tard, (en fait très tôt), trainant à droite à gauche sur le net, je me suis souvenu de ce forum. Etant donnée l'état où se trouve celui d'ou proviennent ces textes de ma composition, je me suis dis que les avoir en entier, correctement à un endroit serait pas mal alors voilà.

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Beaucoup de temps s’était écoulé depuis son dernier jour de liberté. Il avait été prit en traître, capturé et condamné à l’enfermement dans cette jarre pour l’éternité en punition de ses crimes. Qui étaient ils pour pouvoir le juger, lui un Dieu parmi les mortel ? Mais qu’importe, il savait que tôt ou tard, il sortirait de sa prison, trouverait de nouveaux esclaves, et asservirait de nouveaux mondes, déversant sa colère sur l’univers. Il ne savait pas exactement depuis combien de temps durait son supplice, son urne funéraire caché au fin fond d’un de ses anciens temple, probablement enterrée depuis des centaines d’années sur son ancienne capitale. Sa haine n’avait cessé de croître, tout comme sa soif de conquête, et bientôt, il pourrait s’apaiser en laissant libre cour à sa folie destructrice.

Le temps passa, encore et toujours, puis le jour tant attendu arriva enfin. Une caravane de marchands fit halte non loin de l’ancien lieu de culte oublié depuis bien longtemps, et quelques curieux décidèrent d’explorer l'antique ruine. Après plusieurs heures, ils découvrirent un passage secret menant vers le sous-sol du temple. Empruntant un escalier, puis un long couloir sinueux, ils arrivèrent enfin dans une large salle contenant des vases peints et autres objets précieux. Se dispersant afin de trouver quelque chose de revendable sur les marchés, ils firent néanmoins attention de ne rien toucher, la légende d’une malédiction planant sur toutes les vestiges de la vallée. Mais l’un d’eux fut pris d’une curiosité pour une sorte de grande caisse de métal, ornée d’or et de pierre précieuse, ainsi que de motifs qui lui étaient totalement inconnus. S’en approchant, complètement fasciné, la caisse s’ouvrit soudainement, un halo de lumière s'élevant dans les airs. Apeuré, il fit un bon en arrière et par malheur, brisa la jarre où était emprisonné celui qui autrefois avait mit à genoux des mondes entiers et en avait réduit à l’esclavage les peuples.

Inquiété par le bruit, les amis du jeune homme se retournèrent, le cherchant dans les ténèbres de la salle éclairé seulement de quelques torches. Ils virent soudain une silhouette dans un des angles de la pièce, ils furent rassurés, jusqu’à ce que ces yeux se mettent à luire d’une lumière malsaine. Voyant cela et cèdent à la panique, l’un d’eux hurla « Démon ! », entraînant la fuite de ses camarades. Loin d’être dérangé, la silhouette brandit une étrange arme, envoyant des éclairs qui mirent au sol toute la petite troupe les uns après les autres, telle la Mort fauchant les âmes. L’un des marchands n’avait pas perdu connaissance, et était seulement tombé à genoux, tétanisé tant par la décharge que la peur. L’ombre s’approchât lentement, dévoilant peu à peu son visage.


-Léandre, c’est toi ? Mais pourquoi ? , demanda l’homme toujours paralysé, une lueur d’espoir dans la voix.

Après quelques secondes de silence, la créature répondit d’une voix rauque et pour le moins amusé.

-Léandre… Non… Ton nouveau Dieu…

Sur ses paroles pleines de mystère, il tira une nouvelle fois sur l’humain, entraînant sa mort, dans un fou rire machiavélique.

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Renaissance et Conquêtes


Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis la renaissance du Seigneur Hypérion. Exécutant plusieurs membres de la caravane de marchands qui l’avaient tiré de son sommeil, il choisit les plus prometteurs, et en fit ses Jaffas, leur confiant des armes et armures présentes dans son temple. Une fois ses premiers esclaves équipés, il se lança dans la conquête de cette planète. Au dire de ses nouveaux serviteurs, aucun Dieu n’était venu réclamer la souveraineté de se monde, par chance l’asservir se révélerait d’autant plus simple, mais il faudrait avant tout augmenter la taille de cette petite armée, au cas ou certains s’opposeraient à sa domination. Il posta donc ses guerriers en faction à l’extérieur, leur ordonnant de venir en aide aux autres caravanes, afin de rassembler vivres et survivants sous sa bannière. Les jours passaient, et les choses se mettaient en place peu à peu. Un petit groupe restait en ermite dans le désert, mettant à feux et à sang, avec pour seul ordre de revendiquer les attaques au nom de Praxel, un brigand connu de tous, suite à quoi des Jaffas au couleur du Seigneur Hypérion les faisaient fuir, et proposaient leur aide aux rescapés en échange de leur allégeance à l’ancienne divinité revenu de son exil.

Tandis que ses garnisons grossissaient à vu d’œil, le Dieu restait dans son temple, en profitant pour préparer ses plans futurs, et laissant planer une aura de mystère autour de sa personne. Une Reine Goa’uld qui s’était autrefois mise à son service avait elle aussi été enfermé dans une jarre suite à la trahison qui avait mener à l’enfermement de l’ancien Dieu. Ayant survécu toutes ses années, elle était désormais libre, et fournissait à son maître assez de symbiote pour reconstituer un semblant d’armée. Les jours continuaient à défiler, le campement s’étendant, regroupant des forgerons, des cuisiniers, et des centaines de combattants s’entraînant pour ne pas faillir durant les batailles qu’ils auraient sans doute à mener dans un avenir proche.

Ses plans faillirent cependant être compromis le jour où un Jaffa, apparemment trop téméraire, désobéit aux ordres, et pénétra dans le temple pour avoir le privilège de voir de ses propres yeux le Dieu qu’il servait. Il tomba nez à nez avec un Hypérion en pyjamas multicolore, se restaurant de fruits divers, allongé sur un divan assez laid. La scène était des plus improbable, le Goa’uld ne s’apercevant pas immédiatement de la présence du voyeur, et chantonnant, plutôt mal, une comptine pour enfant. Après quelques secondes, il vit enfin le Jaffa. Surpris dans son intimité, ils restèrent figée tout les deux dans un rictus plutôt spécial, étant donné le comique de la situation. Sachant bien qu’une réputation peut être anéantit en l’espace de quelques secondes, il projeta de bondir sur son arme de poing pour punir l'agneau égaré. Mais avant qu’il n'eut pu faire le moindre mouvement, un bruit familier se fit entendre, celui d’un Zat’nik’tel, suite à quoi le Jaffa tomba au sol, inconscient.


[size=85]-Eh bha, c’était juste…[/size] , laissa échapper Hypérion tout bas.

Un second Jaffa se tenait à l’autre extrémité de la salle, l’arme à la main braquant le corps au sol. Il était de taille moyenne, large d’épaule et plutôt bien battit, sans pour autant avoir une carrure imposante. Brun, les yeux verts foncés, le front tatoué d’un étrange signe, il se tenait face à son maître, ne le quittant pas des yeux.

-Pardonnez moi mon Seigneur, je venais vous faire le rapport de mes troupes, quand j’ai vu cet esclave pénétrer dans la salle, j’ai jugé bon de le neutraliser. , lança t’il, apparemment sur de lui.
[size=85]-Hum hum ![/size] , puis reprenant d’un ton supérieur, Oui, tu as bien fait Crios. De tout les incompétents que j’ai recruté, tu es vraiment le plus potable, qui sait, je pourrais peut être tirer quelque chose de toi.
-Mon Seigneur est trop bon.
-Assez de courbettes, fait ton rapport.
-Nous avons mise à sac toutes les caravanes passants par le Nord, en prenant soin de laisser le plus de personne en vie, et en veillant à ne pas abîmer les cargaisons.
-Et tes soldats ?
-Peu sont dans la confidence, et se posent quelques questions sur ce qu’il adviendra d’eux une fois leur mission terminée, les autres ne cherchent pas à comprendre, ils sont bien trop idiot pour remettre en question vos ordres mon Seigneur.
-Bien, alors continue à pourchasser ce Praxel, et garde le sous la main une fois capturer, il me sera utile. Quand à tes guerriers, rassure les, il gagne leur place à Kheb.
-Et ils pourraient bien la rejoindre plus vite qu’il ne le pense. , dit il à voix haute, toujours en fixant Hypérion.
-Prend garde à tes paroles, et n’oublie pas la place qui est tienne ! , lui répondit il la voix légèrement tinté de colère, faisant luire ses yeux.
-Pardonnez moi mon Seigneur, je souhaitais uniquement vous faire savoir que je les éliminerais moi même le moment venu. , les yeux baissé en signe d’obéissance et de respect.
-Et tu ne crains pas que je ne te réserve le même sort ?
-Chaque génération de ma famille a attendu le jour de votre résurrection mon Seigneur, préservant et cachant vos temples et vos trésors. Peut importe ce qu’il adviendra, mon destin est de vous servir.
-Bien, tu remontes dans mon estime. Remplis la tache qui est tienne, et tu seras récompensé. Maintenant va !

Crios sortit aussitôt, retournant auprès de ses hommes, tandis que le Seigneur Hypérion ramassait le corps au sol, et l’attachait à ce qui semblait être une table de torture. Après avoir revêtit son armure, il s’avança vers l’esclave. Celui-ci venait de se réveiller, constatant sa situation, il tenta vainement de se libérer, gigotant dans tout les sens, ce qui eu pour effet d’énerver bien vite le Goa’uld. Il le calma d’une décharge de son arme de poing, le plaquant contre la table.

-Sais tu pourquoi tu es ici esclave ?

Trop affolé pour répondre, le Jaffa resta figé, la peur se lisant sur son visage.

-Tu as désobéi à mes ordres, et tu vas être puni en conséquence. Il est plutôt malvenu de défier un Dieu, tu va donc connaître ma colère.

Laissant glisser sa main sur un plateau à sa droite sans quitter le regard du prisonnier, il saisit une sorte de petit scalpel en argent, et l’amena à la vue du condamné.

-Sache que contrairement à ce que beaucoup pense, je ne retire aucune satisfaction à torturer ainsi mes serviteurs, mais ton âme doit être purifié par ma main. Tu vas découvrir de nouvelles sensations que jamais tu n’aurais cru possible. Le corps, que dans mon infini bonté, j’ai offert à mes serviteurs mortels, recèle de bien des faiblesses.

Tout en parlant, il approcha son instrument de l’épaule du Jaffa, et l’appuyant contre sa peau, il descendit, ouvrant une brèche dans sa chair. Le sang coulait le long de l’entaille, ruisselant vers le sol. Serrant les dents, le Jaffa ne cria pas. Une fois arrivé au poignée, Hypérion s’arrêta une nouvelle fois, fixant le visage de sa victime.

-Bien, peut être m’épargneras tu d’affreux mots de tête après tout. , Il se mit soudainement à rire à plein poumon, d’un rire machiavélique, proche de celui d’un dément, puis se calmant, il reprit, Mais je garde peu d’espoir, tu hurleras comme les autres, de toute ta voix, minutes après minutes, chacune pire que la précédente, jusqu’à ce que tu n’ais même plus la force d’ouvrir la bouche, là, je mettrais fin à ta pitoyable existence.

Replaçant le scalpel, il saisit une sorte d’écarteur, puis un sourire au coin des lèvres, faisant luire ses yeux :

-On continue ?

-----------------------------------------------------------------------------------------------

Plusieurs semaines s’étaient de nouveau écoulées, les rangs des Jaffas grossissant encore et toujours. Passant le plus clair de son temps à étudier et à torturer son nouveau jouet au fin fond de son temple, le Seigneur Hypérion ne se préoccupait que peu du déroulement de ses plans, laissant les détails à Crios. Ce dernier gérait les affaires de son Dieu d’une main de maître, orchestrant les attaques, organisant le ravitaillement des différents camps, l'affectation des Jaffas. En peu de temps, l’armée divine était largement en mesure de prendre le contrôle de Nadrique, quand bien même il aurait fallu le faire par les armes, et combattre chaque habitant non convertit. Puis le grand jour arriva enfin. Par une chaude matinée, Crios rejoignit son maître au cœur de sa tanière.

-Combien de temps maintenant que je te fais subir de tels supplices ?

Le Jaffa ne semblait même pas écouter, le visage déformé par la douleur, le regard vide, une main amputée et bandée pour éviter une trop forte hémorragie, de multiples hématomes, lacérations et brûlures sur tout le corps. Dans un état plus que pitoyable, il était pourtant sortit du Sarcophage une trentaine de minutes plus tôt. Saisissant se qui semblait être un chalumeau, il commença à l’approcher de l’œil de sa victime, mais s’arrêta soudainement, comme se questionnant.

-Oui, je sais ce que tu vas dire… « Je ne cris plus depuis bien longtemps »… C’est vrai, mais étrangement, je ne me lasse pas de continuer, je ne pense pas pouvoir te briser plus que tu ne l’ais déjà, à vrai dire tu n’es plus rien qu’un corps vide de toute pensée, de toute conscience… Tout cela est assez magnifique je dois dire, étudier un spécimen poussé aussi loin est des plus intéressant. , Puis il fut pris d’un fou rire, avant de se reprendre, Mais je tiens à te le redire, je n’y retire aucune satisfaction, uniquement un intérêt certain quand au différentes sensations que peuvent ressentir de tels corps, probablement une fascination certaine quand aux limites sans cesse repoussés par ton espèce.
-Pardonnez moi mon Seigneur, j’aurais souhaité m’entretenir avec vous. , s’agenouillant.
-Bien, assez d’études pour aujourd’hui. Relève toi Crios, et parles. , reposant son outil sur la table, et nettoyant ses mains couvertes de sang.
-Vos troupes sont prêtes, nous comptons déjà prêt de dix milles lances.
-Et quand est il de ton groupe ?
-Nous avons intensifié les attaques mon Seigneur, les carnages se font de plus en plus fréquents, nous ne laissons aucun survivants. Il en va de même pour les raids contre les principales villes.
-Ce ne sont que de petits rassemblement de marchand, pour la plus part sans armes. Ils n'ont pas leurs places sous mon nouveau règne.

Sortant une carte, Crios la déplia sur une commode en argent massif. Un seul et unique continent se prolongeait jusqu’à l’hémisphère depuis le pôle Nord. Un immense désert, puis un immense océan constituait les deux parties de se monde, où des hameaux de tentes formaient de petites citées autonomes. Pointant son doigt loin au Nord, il délimita une zone, puis continua.

-Ils ont presque tous disparut, migrant vers Atalis, la capitale, ici, construite autour du Chapaï, aux pieds de cette chaine montagneuse. Des murs entourent la ville, et nous avons pu constater lors de nos assauts que des patrouilles armées la défendent, bien que peu nombreuses, elles pourraient représenter un problème.
-Il me faudra arriver en héros pour convertir le plus de fidèles possible, avant d’exécuter tous les contestataires.
-Mes troupes attaqueront par le mur Ouest, en essayant de faire le plus de victimes possible. Praxel a été capturé, nous le droguerons, et le placerons sur un trône porté à la vue de tous.
-Il te faudra enfoncer les défenses et faire une percée décisive, peu importe le prix à payer. Une fois à l’intérieur, scandez haut et fort votre allégeance à ce bandit, puis j’arriverais par le sud, en éliminant tout les « mignons » de cette larve, puis après sa capitulation, il sera exécuté en place publique... Si jamais il reste quelque chose à exécuter.
-Il sera fait selon vos désires mon Seigneur.
-Et surtout n’oublie pas de quitter la mêlée au plus vite, ou bien je devrais t’éliminer comme tout les autres rebelles. , puis un léger sourire aux lèvres, Je préfèrerais ne pas avoir à te remplacer. Très bientôt, j’aurais besoin d’un Prima.
-Vous m’honorez mon Seigneur.
-Maintenant, va retrouver tes soldats, vous lancerez l’attaque dans trois jours, au couché du soleil.

S’inclinant une nouvelle fois, il quitta la salle. Seul en compagnie de la coquille vide qui lui servait il y à peu de temps encore de Jaffa, réfléchissant durant quelques minutes, il en arriva à la conclusion qu’il était temps de sortir et de se faire voir de son nouveau peuple, pour pouvoir motiver ses troupes. Empruntant plusieurs couloirs éclairés par la faible lueur des torches, il arriva devant un escalier donnant sur l’extérieur. Voila plusieurs heures que la nuit était tombée, recouvrant le désert qui s’étendait à perte de vue. Le temple avait subit de nombreuses modification, les colonnes de marbres blanc en ruine et les murs à moitié effondrés avaient laissés place à une sorte de gigantesque pyramide, se terminant en son sommet par une estrade où siégeaient deux grand trône d’argent surplombant toutes les terres avoisinantes. Montant une à une les marches de l’immense escalier, les Jaffas du camp commencèrent à sortir de leur tente, honorés d’assister à l’ascension de leur Dieu vers le trône bâtit de leur main pour sa gloire. Arrivée au sommet, le Seigneur Hypérion prit place, ainsi visible de tous, sous les acclamations générales de la foule en contre bas, qui finit par s’agenouiller en signe de soumission.

-Mes fidèles ! L’heure est venue ! Il est temps de rependre la vérité, et de faire savoir à ce monde que son seigneur et maître est revenu de l’empire des morts pour reprendre la place qui lui est du !

De nouvelles acclamations se firent entendre, les guerriers rugissant comme des bêtes assoiffées de sang, brandissant leur lances, certains allant même jusque tirer plusieurs fois vers le ciel. Reprenant la parole, la foule s’arrêta aussitôt, parfaitement soumise.

-J’ai vu l’avenir ! Bientôt, les mêmes larves qui vous ont attaqué et privé de vos familles vont mettre à sac la ville d’Atalis au Nord. De par ma qualité de Dieu, j’ai décidé qu’ils devaient quitter mes terres. Demain, au crépuscule, nous nous mettrons en marche vers le Nord, pour y renvoyer ces traîtres dans le néant dont j’ai extirpé l’humanité ! Nous combattrons une nuit, durant laquelle je déchaînerais toute l’étendu de mes divins pouvoirs, afin que les faibles soient séparés des forts, et que tous les infidèles disparaissent ! Mais n’ayez crainte, ceux qui tomberont en chérissant mon nom rejoindrons Kheb !

Comme en transe, plus rien ne semblait pouvoir stopper les Jaffas. Des chants de guerres commencèrent à monter aux oreilles d’Hypérion, coupé par plusieurs « Mort aux traitres », ou « Gloire à notre Seigneur ». Après plusieurs minutes d’euphorie, de la musique se fit entendre, et l’alcool se mit à couler à flot. Certains se mirent à danser, d’autre à raconter leurs projets et ambitions une fois qu’Atalis serait raliée, leur maître ayant promis aux meilleurs combattants des places dans sa garde personnel ou dans celle du palais. Et c’est dans une bonne humeur générale que continua la soirée, tandis que certain, trop ivre, commencèrent à se chercher des noises, puis à se battre, engendrant le décès prématuré de plusieurs Jaffas sous les rires généraux de l’assistance. Les festivités allaient sûrement continuer toute la nuit, et jugeant bon, à contre cœur, de rester à la vue de son peuple, le Goa’uld fit venir danseuses, boisons et assez de nourriture pour tenir bon pendant ce qui allait être une très longue nuit.

Heureusement, le jour se leva assez tôt, avant que la patience du Dieu ne soit trop éprouvée. Rejoignant son antre, il laissa ses troupes exécuter leurs derniers entraînements, rassembler leurs affaires ainsi que des vivres et se préparer pour le départ. En début de soirée, tous étaient déjà sur le pied de guerre, paré à affronter l’ennemi et à se venger, ils se réunirent alors dans leurs différents régiments, et attendirent les ordres. Le Seigneur Hypérion sortit une nouvelle fois du temple, sous les prosternations de ses troupes. Briefant une dernière fois les chefs d’escadrons, l’armée se mit en marche vers le dernier rassemblement de non croyant, et pour les convertir, dans une démonstration de puissance, de gré ou de force…


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Le soir arriva, et tandis que le soleil disparaissait à l’horizon, les troupes se mirent en route, menées par le Seigneur Hypérion lui-même. Il leur fallut une journée entière de marche sous un soleil de plomb, sans halte pour pouvoir se reposer ou se restaurer pour reprendre des forces. Certains, les plus faibles physiquement et psychologiquement, tombèrent de fatigue et furent exécutés, n’ayant pas leur place dans l’armée divine qui mènerait bientôt de nombreux combats pour étendre la foi dans la galaxie.

Quand ils arrivèrent aux portes de la ville, ils trouvèrent une citée ravagée par les flammes, des cadavres jonchant le sol, une odeur de chair et de chaume brûlés flottant dans l’air. Alors que les Jaffas ne pouvaient que constater les dégâts, devant eux se dressait ce qui était il y à encore peu, la forteresse du nord, un havre de sécurité pour les marchands de passage, désormais une monstrueuse citée ravagé par les flammes où se mêlaient au loin les pleures, les cris et les décharges d’armes. Un groupe de survivants, qui prenait apparemment la fuite, tomba nez à nez avec l’armée. Un vieil homme, celui qui semblait mener la compagnie loin du carnage s’avança, espérant de toutes ses forces ne pas être tombé sur un autre bataillon de bandits.


-Je vous en prie, ne nous faites pas de mal, nous ne possédons rien…
-N’ait crainte vieil homme, car devant toi se dresse le Dieu Hypérion, Seigneur de l’Aube, de la Nuit et de l’Aurore, revenu du royaume des morts pour libérer les fidèles.

L’ancêtre osait à peine regarder l’imposante silhouette qui se dressait devant lui, ne sachant que croire. Hésitant quelques secondes, il reprit.

-Mais…mes seigneurs…ici nous vénérons la Sainte, elle nous a toujours protégé…
-Et où est elle aujourd’hui ? , interrompant sont héraut, Si mes yeux ne me trompent pas, ces larves ont mis à sac votre citée, et massacré ces habitants, allant même jusque souiller vos temples. Que fait elle pour vous aujourd'hui, comment compte elle vous sauver ?
-Nous attendons un signe…
-Vous avez attendu bien trop longtemps en espérant recevoir une aide divine, mais j’ai entendu vos prières, par delà les murs d’Erebus, et dans mon infinie bonté, j’ai pris pitié de vous, j’ai quitter mon sommeil, et je suis venu, afin d’unifier les peuples de ce monde sous une seule bannière… , puis fixant l’horizon, La mienne, afin de vous assurer ma protection. Je ne demande en échange que votre dévotion. En preuve de ma toute puissante, je vais débarrasser cette citée de la vermine qui s’y est insinuée, cette nuit, le sang des impurs va couler, afin de laver l’affront qui m’a été fait. , rabaissant son regard vers le vieil homme tout en faisant luir ses yeux.

Tandis qu’il allait continuer son avancé, il constata qu’une des jeunes filles avait été gravement blessé à la jambe. Claquant des doigt, un Jaffa apporta un étrange gant au Dieu, qui approcha se main de la plaie, et la soigna en quelques secondes.


-Miracle ! C’est un miracle ! , lança le vieil homme, alors que tous se prosternèrent devant le Goa’uld.
-Toi et les tiens serez les premiers à goûter à ma divine clémence. Suivez ces Jaffas, ils vous donneront de la nourriture, et de l’eau. Et dites bien à tout ceux que vous croiserez que les justes seront récompensés, et les impurs détruits.

Puis il entra dans la ville accompagnée d’un contingent de ses meilleurs soldats. Se divisant en plusieurs équipes, ils empruntèrent les artères principales, avançant prudemment, mettant à mort chaque « bandit ». En moins d’une heure, la moitié de la ville avait déjà été reprise, les renégats ne tenants que quelques positions stratégiques très faiblement défendues. Cependant, eu cœur de la citée détruite par les affrontements, la résistance se faisait des plus ardues, et nombreux tombaient avant d’avoir pu approcher l'ennemi. Crios commandait en secret toute la bataille depuis un bâtiment non loin, afin que les combats ne se terminent pas trop vite, et qu’aucun de ses hommes ne survivent. Soudain, une explosion se fit entendre au rez de chaussé, la porte venant d’être enfoncé par le groupe mené par le Goa’uld lui-même. Une véritable hécatombe débuta, que se soit dans un camps ou dans l’autre, les Jaffas n’étant qu’à quelques mètres les uns des autres. Les plus débrouillards comprirent qu’il valait mieux continuer au corps à corps dans un espace aussi réduit que l’était cette petite pièce.

Se frappant sans retenue, ces duels étaient cependant un bon entraînement pour ce qui survivrait, la plus part n’ayant encore jamais ôté une vie. Le Seigneur Hypérion restait en retrait, générant un bouclier protecteur avec son arme de poing pour profiter du spectacle, motiver ces troupes, et bien vérifier que le travail était fait, et contre toute attente, peu hésitèrent à porter le coup de grâce. Comme prit d’une rage folle, probablement nécessaire à leur survie, ils ne pensaient plus comme des humains, mais comme des bêtes, ne voyaient plus leurs frères, mais des agresseurs, ne répandaient pas la mort, mais la foi. Après quelques minutes d’affrontement, le secteur était sécurisé, l’écart numérique étant d’une grande aide. Suivant les ordres, ils se dirigèrent vers l’étage, avançant toujours avec prudence, sachant bien que l’ennemi de se laisserait pas faire. Pourtant, seul restait Crios et ses quelques capitaines, derniers avertis de la conspiration, certains commençant à douter de ce qu’il leur avait été promis.


-Et tu es sur que nous ne craignons rien ? , plus qu'affolé.
-Non, les troupes vont débarqués, s’en suivra un bref échange, puis notre reddition. Nous seront pardonnés publiquement, et grassement dédommagés.
-Kaan est tombé en bas, lui ne touchera pas sa part… , puis menaçant, Si il venait à nous trahir, tu subirais le même sort que nous.
-Comment oses tu douter de notre Dieu ?

Avant qu’ils ne puissent finir, un tir vint brûler un pan de mur à quelques mètres de leurs têtes. Se jetant derrière des barricades improvisées pour s’y cacher, les échanges de tirs continuèrent durant quelques secondes. La position était simple à tenir, un seul escalier donnant sur l’étage, débouchant au beau milieu de la pièce, mais contre toute attente, les conspirateurs tombaient les uns après les autres, quand enfin, il n’en resta plus qu’un. Se retournant, il trouva Crios, braquant sa lance et prêt à l’abattre.

-Ils nous à donc bien trahit…
-Non. , le coupant, Il n'a jamais été question de vous laisser vivre. Je vous ai manipulé depuis le commencement. Aucun témoin gênant, notre Dieu n'a pas à perdre de temps avec vous.
-Et tu crois vraiment qu’il te laissera vivre, avec tout ce que tu sais !
-Peu importe, je sers mon Dieu…

Puis une dernière salve se fit entendre, quelques secondes avant que les Jaffas pénètrent en force dans la pièce, ébahit d’y voir Crios et les cadavres des bandits, ne sachant pas vraiment si il devait ou non ouvrir le feu.

-Crios ! , lança Hypérion en entrant, Baissez vos armes immédiatement.
-Mon Seigneur, c’est une joie de vous voir. Comme vous le souhaitiez, je suis arrivé en éclaireur quelques heures avant vous, et j’ai infiltré la ville. , jouant ouvertement la comédie.
-Bien, c’est très bien. As-tu trouvé les informations que tu étais venu chercher ?
-Oui, les plans sont sur la table.
-Jaffas ! Envoyer les coordonnées aux autres groupes, et continuer d’exterminer la vermine que se trouve encore sur mes terres. , attendant quelques secondes que tous sortent, il continua en privée, Bien, ça suffira pour ce soir, tout c’est déroulé comme prévu. Praxel ?
-Placé près du mur Est, avec assez d’explosifs pour raser tout le quartier. Aux premiers tirs, il sera réduit en miette, avec probablement quelques uns de vos esclaves mon Seigneur.
-Des pertes sans conséquences. Bien, retournons au camp à l’extérieur, quand les combats auront cessé, fait brûler les corps, et disparaître toute trace d’eux.
-Il sera fait selon vos désirs mon Seigneur.

Les heures passaient, et les poches de résistances se faisaient de plus en plus rare, jusqu’à ce que la dernière disparaisse dans une gargantuesque explosion. Au matin, les hérauts investirent toute la citée, faisant connaître à tous le récit des combats, et comment leur nouveau Dieu les avait tous sauvé d’un mort certaine. La population se rallia très vite dans un élan général, apportant des offrandes à leur nouveau maître, et mettant à sac les temples de l’ancienne déité. Quelques contestataires crièrent au faux Dieu, mais se firent accusés d’aide à Praxel et pendu en place publique, sous les acclamations de la foule. Laissant quelques jours s’écouler, des troupes furent envoyées par le Chapaï vers d’autres mondes, les asservissant sans mal, au vue des armes en bois brandies par les autochtones. De nombreux mondes tombèrent ainsi sous son joug, Promisia, l’un d’entre eux, étant offert à Crios pour services rendus, tandis que sur Nadrique, la population suivait un exode ordonné par le Seigneur Hypérion, en direction du temple où il s’était réveillé. Là serait bâtit une nouvelle citée, symbole de sa domination et de sa divine puissance pour les millénaires à venir.

Tablettes d'Histoires a écrit:
Après plusieurs siècles de sommeil dans l’Erebus, le Seigneur Hypérion se réincarna dans son temple, afin de libérer ce monde de l’oppression et de la peur que faisait régner le bandit Praxel. Rassemblant de vaillants combattants, il utilisa ses pouvoirs pour faire de ses simples humains des Jaffas, en proposant de porter en leur ventre ses créations. Levant une terrible armée, mené par le grand Crios de Promisia, il débarrassa en une nuit Nadrique des cloportes insignifiants qui y faisait régner la terreur. Alors qu’il utilisait sa divine puissance pour balayer ses adversaires, les brisant comme des brindilles, Crios affronta seul une centaine d’adversaire, et les mis à mort pour la grandeur de notre Maître.
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